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Triangle de l’exposition : comprendre les bases de la photographie

Triangle de l’exposition : comprendre les bases de la photographie

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Lorsqu’on est photographe amateur, on a tendance à ignorer le triangle de l’exposition. En effet, on se contente généralement d’utiliser le mode automatique pour prendre une photo. Cependant, on fait vite de constater que le rendu n’est pas toujours celui escompté, ou encore, est très différent de la même photo prise par un professionnel. C’est pourquoi, il est important de connaître certaines notions en photographie pour réaliser des chefs-d’œuvre. 

Aujourd’hui, nous allons aborder une notion fondamentale pour les photographes débutants : l’exposition. De façon vague, il s’agit de la quantité totale de lumière que reçoit votre photo pendant la prise de vue. En effet, c’est ce paramètre qui détermine si l’image finale sera sombre (sous-exposées), trop claire (surexposée), ou alors bien ajustée.

Au début, trouver le réglage parfait n’est pas chose facile. J’avoue que moi aussi, j’ai galéré plusieurs mois avant d’appréhender le principe. Mais rassurez-vous, vous n’aurez pas besoin de tout ce temps. Lisez juste attentivement ces explications et surprenez-vous par vos clichés.

Compte tenu du fait que l’article soit un peu long, voici les trois points clés que nous allons aborder successivement. 

  • D’abord, nous parlerons de l’exposition d’une image et des paramètres qui la régissent ;
  • Ensuite, nous allons élaborer en détail la notion du triangle de l’exposition et comment la maîtriser ;
  • Et pour finir, vous aurez en bonus quelques conseils majeurs de Gabriel Gorgi pour réussir toutes vos captures en tant que photographe amateur ou professionnelle.

Concrètement, c’est quoi l’exposition d’une image ?

Avec la composition, l’exposition est l’un des piliers fondamentaux de la photographie. Peu importe le type de photographie que vous faites (argentique ou numérique), la réussite de vos clichés est étroitement liée à votre maîtrise du triangle de l’exposition. En effet, il s’agit d’un paramètre technique qui désigne plus ou moins l’action du rayonnement lumineux sur la pellicule (argentique) ou sur le capteur (numérique). Plus cette action est grande, plus la photo reçoit de la lumière. Ainsi, on enregistre trois types d’exposition sur une photo.

  • La surexposition : c’est un facteur très courant lorsqu’une photo est prise en plein jour. En effet, il s’agit d’une réception accrue de lumière par le capteur. Ainsi, la photo obtenue sera trop claire.
  • La sous-exposition : inversement à la surexposition, le capteur ne reçoit que peu de lumière lorsqu’il s’agit d’une sous-exposition. Ainsi, le cliché final est trop sombre.
  • L’exposition normale : ici, l’image finale ressemble plus ou moins à « l’atmosphère » de la scène photographiée.

Remarque : une exposition normale ne signifie pas que votre photo est correcte. Au contraire, il revient au photographe d’ajuster la luminosité en fonction de l’effet qu’il souhaite créer. Ainsi, vous pouvez volontairement sous-exposer ou surexposer une image en fonction du visuel que vous souhaitez obtenir

Comment personnaliser l’exposition pour faire une belle photo ?

J’avoue qu’au début ça paraît difficile d’appréhender le principe de l’exposition d’un seul coup. Mais rassurez-vous, une fois que vous l’aurez acquis, vos clichés vous surprendront. Pour mieux comprendre comment fonctionnent l’entrée et la capture de la lumière lors d’une prise de vue, résumons comment fonctionne votre appareil photo.

Fonctionnement de votre appareil photo lorsqu’il est réglé en mode automatique ?

Vous le savez certainement ! Chaque appareil photo moderne possède un mode dit « mode automatique ». En effet, il s’agit du mode préféré des débutants. Une fois que votre appareil est réglé sur ce mode, c’est à lui de se débrouiller pour trouver la meilleure exposition.

En fonction du type d’appareils que vous possédez, la mesure de la luminosité d’une image se fait de deux façons. Parfois, l’appareil se base juste sur une portion de l’image pour déterminer la luminosité totale. Ainsi, si vous photographiez un coucher de soleil par exemple, vous vous retrouverez avec une photo éclairée dans tous les sens.

Bien que certains appareils plus modernes tiennent en compte de chaque portion de l’image avant de déterminer automatiquement la luminosité, il est toujours préférable ajuster manuellement l’exposition de sa photo. Et pour cela, rien de plus simple, le paragraphe suivant vous dit tout à ce sujet.

Les paramètres à modifier pour ajuster l’exposition d’une image

Trois paramètres sont nécessaires pour régler l’exposition d’une image : l’ouverture du diaphragme, la vitesse d’obturation et la sensibilité ISO.

  • L’ouverture du diaphragme

L’ouverture du diaphragme n’est rien d’autre que le diamètre d’ouverture du diaphragme de votre objectif.Plus ce diamètre est grand, plus la quantité de lumière qui entre est importante. Pour mieux comprendre ce phénomène, prenez l’exemple d’une lumière qui traverse une fenêtre. Plus le battant de la fenêtre est grand, plus la lumière pourra traverser.  

  • La vitesse d’obturation

Une fois de plus, rien de vraiment compliqué ! En effet, il s’agit simplement du temps d’ouverture du diaphragme au déclenchement de la prise. Cependant, notez que le temps varie inversement à la vitesse. En d’autres termes, cela signifie simplement que plus le temps est grand, plus la vitesse d’obturation se réduit et plus la lumière peut entrer. Pour mieux appréhender ce concept, reprenons l’exemple de notre fenêtre et imaginons qu’on laisse notre volet ouvert pendant 15 secondes, puis, pendant 2 minutes. Bien évidemment, la lumière entrera plus lorsque la fenêtre sera ouverte plus longtemps. 

  • La sensibilité ISO

La sensibilité dépend essentiellement du capteur ou de la pellicule. Moins votre capteur est sensible, moins la lumière qu’il perçoit est importante. Ainsi, plus on augmente la sensibilité, plus la lumière captée est grande.

Maintenant que vous avez les bases en exposition, passons maintenant au plus important : le triangle de l’exposition.

La notion du triangle de l’exposition

Pour les plus curieux, cette notion saute aux yeux. Vu qu’on peut régler l’exposition de notre photo à partir de trois paramètres, il est évident que ces paramètres sont interconnectés. Même pour les experts, il est difficile de régler chaque paramètre séparément, d’où la notion du triangle de l’exposition. Dans ce triangle, si vous changez un élément, les deux autres seront également impactés. De façon schématique, voici à quoi ressemble notre fameux triangle.

Pourquoi vous devez maîtriser le triangle de l’exposition ?

Pour mieux vous montrer l’importance du triangle de l’exposition, laissez-moi vous dire ce que votre appareil photo ferait en mode automatique.

  • Au lieu d’ajuster la luminosité par exemple, votre appareil photo aura tendance à privilégier la facilité. Cela signifie simplement qu’il serait prêt à vous ouvrir le flash si la pièce à photographier paraît légèrement noire. Ce qui n’est pas toujours la meilleure des solutions.
  • De plus, votre appareil photo peut se tromper. Eh oui, votre appareil ne peut pas savoir ce que vous voulez réellement, ainsi, il peut faire des erreurs. Par exemple, vous pouvez avoir besoin d’une image qui est sous-exposée ou alors surexposée à un endroit. Cependant, votre appareil aura tendance à exposer l’image à sa façon : ce qui n’est pas l’effet que vous recherchez.
  • Votre appareil photo cherchera toujours à exposer vos images de façon normale, chose qui n’est pas adaptée dans toutes les situations.

De plus, sachez qu’il ne faut pas confondre le triangle de l’exposition avec l’exposition en elle-même. En effet, le triangle de l’exposition vous permet de changer les effets de certains éléments sur votre photo sans toutefois modifier la luminosité de l’image.

Par exemple, si vous augmentez votre ouverture pour ajouter un flou d’arrière-plan à votre image, vous verrez alors votre luminosité changer. Par contre, grâce au triangle de l’exposition, vous avez la possibilité d’ajuster les deux autres paramètres pour garder votre luminosité intacte, tout en ajoutant votre flou d’arrière-plan.

A titre d’exemple, voici trois exemples de combinaison qui donne exactement la même exposition.

  • ISO 200 – F/8 – 1/250S
  • ISO 200 – F/5.6 – 1/500S
  • ISO 100 – F/5.6 – 1/250S

Dans cet exemple, il est facile d’observer que si on augmente l’ouverture (F/x), nous devons absolument augmenter la vitesse d’obturation (S) ou alors de réduire l’ISO pour garder la même exposition.

Comment fonctionne le Triangle de l’exposition ?

C’est vrai, ça fait beaucoup de texte sans être réellement concret, mais cela était nécessaire. Il fallait, bien comprendre ou on va avant d’entrer dans le vif du sujet. Si vous êtes prêt pour découvrir le secret des photographes professionnels, voici comment régler chaque variable du triangle de l’exposition pour rendre vos clichés adorables.

L’ouverture du diaphragme 

Parmi les trois paramètres du triangle de l’exposition, l’ouverture du diaphragme n’est pas le plus simple à appréhender, mais rassurez-vous : nous irons de façon explicite. Comme nous l’avons dit plus haut, l’ouverture est comparable à une fenêtre (plus elle est grande, plus elle fait entrer la lumière).

Sur la plupart des appareils photo, ce paramètre se note « f/x » ou ‘x’ représente un nombre. Par définition, il s’agit d’une fraction entre la longueur focale de votre objectif par rapport à ouverture réel.

Le principe ici est un peu contre-intuitif, mais retenez-le : plus la valeur de ‘x’ est grande, plus l’ouverture est petite, c’est comme ça. 

Par exemple, pour un objectif de longueur focale 100mm et d’ouverture réelle de 50 mm, l’ouverture du diaphragme est de 100/50 = 2 (f/2).

Remarque : Pour vous souvenir qu’une ouverture (f1.4) est plus grande qu’une ouverture (f11), retenez simplement que la fermeture se mesure de l’extérieur vers l’intérieur. Ainsi, f1.4 est moins fermé par rapport à f11.

Parmi les valeurs d’ouverture les plus utilisé (f1.4,f2, f2.8, f4, f5.6, f8, f11, f16, f22, f32), les photographes professionnels préfèrent celles à partir de 2.8 ou plus grand (1.8, 1.4, 1.2). La cause, elles ont la particularité de capter plus de lumière, ce qui permet d’utiliser un temps d’exposition plus court. 

Comment régler l’ouverture ?

L’ouverture du diaphragme peut être modifiée dans deux modes différents que nous allons expliquer plus bas. Notez quand même que le changement d’un mode à l’autre dépend de chaque appareil photo. Cependant, dans la majorité des cas, il vous suffit de maintenir le bouton Avde votre appareil, puis de tourner la molette.

  • Le mode manuel (M)

Pour dire vrai, le mode manuel n’est pas celui à privilégier lorsqu’on débute en photographie. En effet, lorsque votre appareil est défini sur ce mode, il vous revient de régler les trois paramètres du triangle pour maintenir une exposition normale. Par exemple, si vous réduisez l’ouverture par deux, vous devez absolument augmenter l’un ou les deux autres paramètres afin de garder une bonne cohérence de luminosité. 

Pour vos débuts, je vous conseille d’utiliser ce mode uniquement pour vos essais de photographie.

  • Le mode priorité à l’ouverture (Av ou A)

Quant au mode priorité à l’ouverture, il est plus simple à manier. Ici, lorsque vous changez la valeur de l’ouverture, l’appareil photo se charge de régler automatiquement les deux autres paramètres pour maintenir une exposition normale. Cependant, il faudra tout de même que ces derniers soient en mode « auto ».

Logiquement, il est possible de croire à ce niveau que l’ouverture ne sert qu’à modifier l’exposition. Cependant, vous comprendrez que ce n’est pas tout à fait le cas, quand vous lirez ce qui va suivre.

La profondeur de champ

C’est vrai, je ne l’ai pas annoncé plus haut, mais sachez-le : le nombre « f » est étroitement lié à la profondeur de champ. Plus il est élevé, plus la profondeur de champ est grande. Si vous vous sentez un peu perdu, laissez-moi vous expliquer le rapport.

  • Une profondeur de champ élevée aura pour effet de rendre toute votre image nette. Ainsi, si vous photographiez une foule de personnes, on pourra distinguer chacun d’eux dans un rayon plus grand.
  • A l’inverse, une profondeur faible aura comme impact de rendre nette seulement une petite portion de votre image. En reprenant l’exemple de tout à l’heure, on pourra distinguer seulement les premières personnes de la foule. 
  • Une profondeur de champ ajustée moyennement permet de rendre l’arrière-plan légèrement flou le sujet moins net. 

Attention, la profondeur de champ n’est pas si simple que ça. Ici, nous sommes justes rester dans les bases pour faire le rapport avec le nombre « f ».

Utilisez la profondeur de champ et le mode d’ouverture

En résumé, il est préférable d’utiliser un grand nombre f (grande profondeur de champ) lorsque vous photographiez un monument ou un paysage. De cette façon, on pourra apercevoir tous les détails qui sont présents.

A l’inverse, si vous souhaitez plutôt prendre un portrait ou une fleur par exemple, il est important d’utiliser un petit nombre f (faible profondeur de champ). Ainsi, vous pourrez centrer l’attention sur votre sujet.

  • F/x (petit) = grande ouverture du diaphragme = faible profondeur de champ = portraits, fleurs, etc.
  • F/x (grand) = faible ouverture = grande profondeur de champ = paysage, monument, etc.

La vitesse d’obturation 

Concernant la vitesse d’obturation, nous n’allons plus nous répéter. En effet, ce paramètre du triangle de l’exposition à juste quelques notions de base à connaître.

Il s’exprime en secondes et se note sous forme de fraction. Par exemple, 1/125s, 1/250s, 1/500s, etc. Notez que plus la vitesse est élevée, moins le temps est long et moins de lumière entre. 

Ce n’est pas très clair, illustrons cela par un exemple. En réglant votre vitesse d’obturation à 1/125s, vous faites entrer moins de lumière que si elle est à 1/3000s. En effet, la quantité de lumière qui entre varie proportionnellement au temps (125s, 3000s) et est inversement proportionnelle à la vitesse (1/125s, 1/3000s).

Comment régler la vitesse d’obturation ?

De même que l’ouverture du diaphragme, la vitesse d’obturation est régie par deux modes. D’abord, il y a le mode manuel (M) qui fonctionne de façon similaire au mode manuel de l’ouverture. Cela signifie simplement que lorsque ce mode est activé, il vous revient de régler les deux autres paramètres pour maintenir un bon niveau de luminosité.

Ensuite, il y a le mode priorité à la vitesse d’obturation (Tv ou S). Une fois de plus, son principe n’est pas différent du mode (Av ou A). Ici, lorsque vous avez défini une vitesse d’obturation pour votre photo, l’appareil se charge de régler les deux autres s’ils sont en mode automatique. 

Maintenant que vous savez gérer l’ouverture, vous pouvez mettre les deux modes en manuel et essayez de trouver l’effet que vous désirez. Si cela vous paraît encore difficile, n’oubliez pas que vous pouvez revenir en mode automatique à tout moment.

Maintenant, passons aux choses sérieuses. Le but de la vitesse d’obturation est surtout d’éviter qu’une partie de l’mage ne soit floue. C’est vrai que pour l’ouverture on a vu comment rendre notre arrière-plan flou volontairement. Mais ici, il s’agit plutôt d’éviter les flous involontaires.

  • Le flou de bougé

En photographie, ce type de flou est récurrent. En effet, il s’agit du flou causé par l’instabilité du photographe. Cela dit, même si vous faites l’effort de rester bien immobile pendant la prise de vue, il subsistera toujours des micros mouvements capables de rendre floue votre image. Bien que la plupart d’appareil photo moderne soit doté de stabilisateurs, il est toujours préférable d’ajuster sa vitesse d’obturation en conséquence.

Plus votre vitesse est grande (temps court, ex : 1/8s), plus vous avez de chance d’obtenir une image floue. De même, plus votre vitesse est faible (temps long, ex : 1/3000s), mieux sera le rendu de votre cliché.

  • Le flou de mouvement du sujet

Ce type de flou est causé par le déplacement de l’objet que vous photographiez. Par exemple, un lion, un athlète, ou une personne qui marche. Pour le corriger avec la vitesse d’obturation, le principe est le même que pour le précédent.

Remarque : vous vous demandez peut-être pourquoi régler la vitesse alors que la plus petite valeur est mieux adaptée pour rendre une photo nette. Alors, je vous réponds ainsi, le but n’est pas toujours de rendre la photo nette. Parfois, on souhaite juste prendre l’action telle qu’elle est. Imaginez la capture d’un sportif en déplacement. On veut bien que le flou causé par son mouvement puisse apparaître sur l’image. Pour cela, accroître notre vitesse d’obturation est ce qu’il faut faire.

En résumé, il n’y a pas de valeur fixe pour régler la vitesse d’obturation. Tout dépend des circonstances et du rendu que vous voulez. Cependant, seuls plusieurs essais pourront vous aider à trouver les bonnes valeurs.

La sensibilité ISO

Le troisième et le dernier paramètre du triangle de l’exposition concerne la sensibilité ISO. La bonne nouvelle est qu’il s’agit du plus simple à régler parmi les trois. Par conséquent, nous n’entrerons pas dans les détails inutiles.

De façon globale, la sensibilité ISO définit la quantité de bruit présente sur votre photo. On a vu plus haut que : plus elle est élevée, plus le capteur reçoit de la lumière. Ici, le rapport avec le bruit est simple, plus la sensibilité est élevée, plus la lumière captée est grande et plus il y a de bruit (petits pixels observés sur l’image qui la rendent moins nette).

Comment utiliser la sensibilité ISO ?

Avant de commencer, notez que l’ISO est généralement représenté par des chiffres entiers allants de 100 à plusieurs centaines de mille pour les appareils les plus sophistiqués. Ainsi, de façon automatique, votre appareil règle l’ISO à sa valeur la plus base de façon à obtenir une exposition normale avec les deux autres paramètres.

Cependant, cela n’est pas toujours la meilleure chose à faire. Parfois, on souhaite utiliser une grande valeur de l’ISO dans trois cas.

  • En situation de base luminosité

Généralement, lorsqu’il faut photographier dans un endroit sombre ou le flash n’est pas utile, et que les deux autres paramètres sont dans leurs derniers retranchements, augmenter la sensibilité de l’ISO reste le seul moyen d’avoir une bonne image. Par exemple, imaginez-vous à un concert dans une salle sombre où il faut photographier les artistes. Ici, vous devez monter la sensibilité de l’ISO pour avoir une image de bonne qualité. Puisque la prise se fera légèrement à distance, les bruits se verront à peine.

  • Si les deux autres paramètres vous limitent

Un autre cas où il faut augmenter la sensibilité dans le triangle de l’exposition est le conditionnement par les deux autres paramètres. Par exemple, supposons que vous souhaitez faire une prise sur un sujet en mouvement et conserver le flou produit par son déplacement.

Pour cela, vous devez augmenter au maximum votre vitesse d’obturation et réduire votre ouverture focale au niveau le plus bas pour avoir une photo entièrement nette. Dans ces conditions, le seul moyen de compenser l’exposition est d’augmenter la sensibilité ISO de son appareil. 

  • Pour créer un bruit artistique

Parfois, il est aussi nécessaire d’accroître la sensibilité ISO de son appareil juste pour créer un effet original. Ici, il vous suffit simplement de régler les deux autres paramètres en manuel et de vous amuser avec différentes valeurs de l’ISO. Cependant, notez que cette technique n’est pas recommandée, car vous n’avez pas un contrôle absolu sur la quantité de grain (bruit) produit. Par contre, en utilisant un logiciel de retouche d’image spécialisé, vous pouvez apporter la quantité de grain que vous souhaitez à votre photo.

Le dual native ISO, qu’est-ce que c’est ?

Compte tenu du fait qu’on parle de l’Iso, j’aimerais mentionner une petite parenthèse. En effet, il existe aussi une nouvelle alternative à l’ISO classique qu’on vient de voir : le dual native ISO. Bien que ce paramètre ne soit pas encore présent dans tous les appareils numériques, il est important de le connaître pour ceux qui sont à la pointe de la technologie.

De façon générale, le dual native ISO consiste pour une caméra, à posséder deux valeurs possibles de L’ISO. Ainsi, les utilisateurs de ce type d’appareils ont la possibilité de définir deux valeurs de l’ISO (d’où le nom de dual).

Remarque : le fait pour ces appareils de posséder deux valeurs de l’ISO ne change pas leur fonctionnement. En effet, la valeur de l’ISO varie toujours proportionnellement avec la quantité de bruit produit. Cependant, les proportions sont mieux contrôlées qu’avec un appareil standard. 

En bonus, quelques conseils de Gabriel Gorgi pour réussir à vos débuts

  • Lorsque cela est possible, pensez à utiliser l’ISO le plus bas pour vos photos. De cette façon, vos clichés sont moins granuleux et votre image est de meilleure qualité. Par exemple, optez pour une valeur ISO de 100 à 400 à l’extérieur et de 400 à 3200 à l’intérieur. Cependant, il est à noter que vous pouvez faire varier ces valeurs en fonction de la luminosité ambiante.
  • Lorsque vous souhaitez capturer les mouvements avec une vitesse d’obturation plus rapide, pensez aussi à utiliser une ouverture plus large et / ou une sensibilité ISO élevée.
  • Pour éviter les mouvements flous et avoir des images plus nettes, votre vitesse d’obturation doit obéir à certaines proportions :
  • 1 / (double de la distance focale) pour les appareils en plein cadre ;
  • 1 / (1,5 x distance focale de votre objectif) pour les appareils à capteur de culture.

Remarque : les proportions ci-dessus sont valables pour les sujets immobiles. Lorsque vous souhaitez photographier un sujet en mouvement, vous pouvez avoir besoin d’une vitesse plus grande. 

Le triangle de l’exposition : ce qu’il faut retenir

En conclusion, le triangle de l’exposition peut se résumer de la manière suivante : l’ouverture du diaphragme influence sur la profondeur de champ (netteté entière ou partielle). Quant à la vitesse d’obturation, elle impacte sur la façon dont le mouvement est perçu (celui du photographe et du sujet). Et enfin, la sensibilité ISO influence sur le bruit ou les grains présents sur vos photos.

C’est fini pour cette notion de base en photographie, j’espère vous avez aimé. Si vous avez des questions ou une remarque, n’hésitez pas à me contacter. Pensez aussi à envoyer quelques réglages que vous avez trouvés utiles pendant vos débuts. En effet, cela pourra aider les plus jeunes dans le métier.

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Triangle de l’exposition : comprendre les bases de la photographie
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le triangle de l’exposition est la base à connaître pour réussir vos débuts en photographie. Découvrez comment vous en servir pour avoir des photos pros
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Gabriel GORGI

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